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Le salut par la foi (Ephésiens 2) ou par les oeuvres (Jacques 2) ?

lundi 27 septembre 2010, par comitecic

Grand paradoxe de la foi chrétienne ! Dieu nous a sauvés par la résurrection du Christ, ce qui signifie que dès avant notre naissance nous sommes sauvés. Pour garder ce salut, il nous faut (entre autres) accomplir de bonnes oeuvres, mais c’est bien le Christ, et pas nos oeuvres, qui nous sauve :

"Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, alors que nous étions morts par suite de nos fautes, nous a fait revivre avec le Christ, - c’est par grâce que vous êtes sauvés !-, avec lui Il nous a ressuscités et fait asseoir aux cieux, dans le Christ Jésus" (Saint Paul aux Ephésiens, 2)."

Comment expliquer cela de manière simple ? Ce n’est pas possible, il faut s’arrêter un peu. Les savants eux-mêmes se sont opposés, mais souvent plus pour avoir mis l’accent sur l’un des aspects de cette vérité que sur l’autre (prédestination et justification), voire en les opposant alors qu’ils se complètent.

Dieu a créé chacun de nous avec une personnalité, des talents (les charismes), ce qu’on appelle le libre arbitre : nous devenons nous-mêmes en conquérant notre liberté, qui nous conduit à développer les caractères propres à notre nature. Il est certain, pour un chrétien, que ce plein épanouissement de notre libre arbitre passe par la foi, l’espérance et l’amour, vertus théologales qui nous libèrent de la pire des prisons : l’égoïsme, le désespoir, la violence.

"A quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise "J’ai la foi" s’il n’a pas les oeuvres ? La foi peut-elle le sauver ?" (Jacques, 2). La foi ne doit pas rester abstraite, ce reproche a souvent été fait aux chrétiens : nous ne pouvons réaliser le dessein fait par Dieu pour nous en n’agissant pas. Les vertus cardinales (prudence, tempérance, force et justice) sont des vertus d’action : par leur exercice la foi grandit et notre libre arbitre se révèle.

Mais ces actions seront mauvaises si elles ne sont pas inspirées par l’esprit saint. Au total, l’hypothèse de Jacques reste une hypothèse d’école : elle met en garde contre une tendance bien réelle de l’homme (une sorte de paresse), qui espère trouver le salut sans se fatiguer, mais elle ne correspond pas à une situation objective : quelqu’un qui a vraiment la foi ne saurait rester les bras croisés, étant donné l’ampleur de la tâche à accomplir...

La foi grandit d’ailleurs dans l’action et réciproquement, ce que la vie de Saint Paul et des apôtres illustre parfaitement.

2 Messages de forum

  • Faux enseignement quand tu dis ’’pour garder le salut il faut accomplir de bonnes oeuvres, c’est un salut par la justification par les oeuvres.

    S’il l’on doit accomplir de bonnes oeuvres c’est pour démontrer aux non croyants que nous avons la foi et non pour être sauvé.

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    • Merci pour votre message et bonne année. Je ne partage pas votre analyse. La foi chrétienne se traduit dans des actes d’amour. Sans cela la foi n’est rien, c’est ce que disent aussi bien Paul que Jacques. Ce n’est pas pour montrer quoi que ce soit aux autres qu’un chrétien agit, c’est pour réaliser dans ce monde son salut dont la connaissance vient de la foi. Seul Dieu peut convertir, il est inutile d’agir dans le but de convertir car aucun humain ne peut prétendre convertir un autre. En revanche les actes d’amour peuvent aider celui qui les reçoit à s’ouvrir lui-même à Dieu, on ne peut espérer plus et c’est déjà énorme !

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